- Le 02/12/2009 à 09:18Commentaires (0)Ajouter un commentaire
MESSAGE DU CILSIDA A L’ENDROIT
DES JEUNES
Journée Mondiale du Sida 2009
Le SIDA (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise) dont le virus est le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est cette maladie qui depuis près de trois décennies ne cesse de faire des ravages. Et le taux d’infection en milieu jeune est toujours inquiétant.
Les jeunes et les adolescents constituent la cible la plus vulnérable face à ce mal. Aujourd’hui beaucoup de jeunes sont victimes de l’utilisation précoce, illégale et sans contrôle des sexes ce qui détruit sans doute leur bel avenir. Il est donc impérieux pour tout jeune de faire le meilleur choix face à l’infection VIH. Ce choix n’est rien d’autre que l’abstinence totale jusqu’au mariage.
Pour éradiquer effectivement le VIH/SIDA dans les communautés, il faut éviter la discrimination et la stigmatisation qui sabotent les efforts de lutte contre ce mal.
A l’occasion de cette Journée Mondiale du SIDA 2009 dont le thème est : « accès universel et droits humains», le respect de soi et des droits des personnes infectées doit être pour nous un désir très ardent.
Le sida est une maladie comme les autres et personne ne l’achète dans une pharmacie. Indubitablement, le VIH/SIDA n’est pas une fatalité car ce mal est transmis :
- Par la voie sexuelle
- Par la voie sanguine
- D’une mère à son enfant
Et pour éviter le VIH/SIDA, il suffit:
- De faire son test de dépistage VIH
- D’Etre fidèle réciproquement
- D’utiliser systématiquement et correctement des préservatifs
- De pratiquer l’abstinence totale jusqu’au mariage
Très chers jeunes, l’avenir vous appartient, prenez soin de vous et évitez à tout prix l’infection à VIH qui ne pardonne pas. Vous devez éviter le suivisme. Ne vous fiez pas aux apparences trompeuses, respectez l’éducation de vos parents et de vos éducateurs. Il n’est jamais trop tard, pratiquez l’abstinence totale ou la seconde abstinence jusqu’au mariage et votre bel avenir est assuré.
ENSEMBLE, DISONS NON AU SIDA !
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- Le 01/12/2009 à 20:21Commentaires (0)Ajouter un commentaire
30 NOVEMBRE 2009 | GENÈVE -- À la veille de la Journée mondiale du sida,
l’Organisation mondiale de la Santé formule de nouvelles recommandations
dans le cadre de la lutte contre le VIH sur le traitement, la prévention et
l’alimentation du nourrisson, en se fondant sur les dernières données
scientifiques disponibles.
L’OMS recommande désormais de commencer plus tôt le traitement
antirétroviral chez l’adulte et l’adolescent, d’administrer des
antirétroviraux (ARV) plus faciles à prendre et mieux tolérés et d’utiliser
les ARV plus longtemps pour réduire le risque de transmission du VIH de la
mère à l’enfant.
Pour la première fois, l’OMS recommande que les mères VIH-positives ou leurs
enfants prennent des ARV pendant l’allaitement pour éviter la transmission
du VIH.
Comme l’a souligné le Dr Hiroki Nakatami, Sous-Directeur général de l’OMS
chargé du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme et des maladies
tropicales négligées, «ces nouvelles recommandations sont fondées sur les
dernières données disponibles; leur adoption généralisée permettra à de
nombreuses personnes dans des zones à forte charge de morbidité de vivre
plus longtemps et en meilleure santé.»
On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida et
à 2,7 millions celui des nouvelles infections annuelles. Le VIH/sida est la
première cause de mortalité dans le monde chez les femmes en âge de
procréer.
Nouvelles recommandations thérapeutiques
En 2006, l’OMS a recommandé que tous les patients commencent un traitement
antirétroviral quand le nombre de leurs CD4 (un moyen de mesurer l'état du
système immunitaire) tombe en dessous de 200 cellules/mm3 ce qui correspond
souvent au moment où apparaissent des symptômes dus à l'infection par le
VIH. Depuis, des études et des essais ont clairement démontré qu’en
commençant le traitement plus tôt, on réduit le taux de morbidité et de
mortalité. L’OMS recommande donc de commencer le traitement à un seuil de
CD4 plus élevé, à savoir 350 cellules/mm3 chez tous les VIH-positifs, y
compris les femmes enceintes, qu'ils soient ou non symptomatiques.
L’OMS recommande aux pays de mettre progressivement fin à l’utilisation de
la stavudine, ou d4T, en raison des effets secondaires irréversibles à long
terme de ce produit. La stavudine est encore largement utilisée dans le
traitement de première intention dans les pays en développement car il
s’agit d’un produit peu coûteux et largement disponible. On recommande la
zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF), moins toxiques et tout aussi
efficaces.
Les recommandations de 2009 envisagent un rôle accru pour la surveillance au
laboratoire en vue d'améliorer la qualité du traitement et des soins. On
préconise notamment un meilleur accès à la numération des CD4 et, le cas
échéant, à la surveillance de la charge virale. Mais l’accès au traitement
antirétroviral ne doit pas être refusé si ces tests de surveillance ne sont
pas disponibles.
Prévention de la transmission mère-enfant
En 2006, l’OMS a recommandé de fournir des ARV aux femmes enceintes
VIH-positives au troisième trimestre de la grossesse (à partir de la 28e
semaine) pour éviter la transmission du VIH à l’enfant. À l’époque, on
n’avait pas assez de données sur l’effet protecteur des ARV pendant
l’allaitement. Depuis, plusieurs essais cliniques ont démontré leur
efficacité pour la prévention de la transmission pendant l’allaitement. Les
recommandations de 2009 veulent promouvoir l’utilisation des ARV à un stade
plus précoce de la grossesse, à partir de la 14e semaine et jusqu’à la fin
de la période de l’allaitement.
L’OMS recommande désormais de poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge d’un
an, à condition que la mère VIH-positive ou l’enfant prenne des ARV pendant
cette période, ce qui réduira le risque de transmission et améliorera les
chances de survie de l’enfant.
Pour Daisy Mafubelu, Sous-Directeur général de l’OMS chargé de la santé
familiale et communautaire, « avec ces nouvelles recommandations, nous
envoyons un message clair indiquant que, si l’accès aux ARV existe,
l’allaitement maternel est une bonne option pour chaque enfant, même lorsque
la mère est VIH-positive.»
Les autorités sanitaires nationales sont incitées par l’OMS à définir les
meilleures pratiques d’alimentation du nourrisson (allaitement maternel avec
administration d'ARV ou recours à une préparation pour nourrissons) dans
leur communauté. Il faut alors promouvoir la pratique retenue comme la seule
à suivre en matière de soins.
Avantages et problèmes à surmonter
En commençant plus tôt le traitement antirétroviral, on renforce le système
immunitaire et on réduit le risque de maladies et de décès liés au VIH. On
diminue aussi le risque de transmission du VIH et de la tuberculose.
Les nouvelles recommandations concernant la prévention de la transmission
mère-enfant du VIH pourraient ramener le risque de transmission à 5 % ou
même en dessous. Associées à des pratiques plus judicieuses d’alimentation
du nourrisson, les recommandations peuvent contribuer à améliorer la survie
de l’enfant.
Le principal problème consiste à améliorer la disponibilité des traitements
dans les pays où les ressources sont limitées. L’extension des services de
prévention de la transmission mère-enfant et du traitement antirétroviral se
heurte actuellement à une infrastructure insuffisamment développée, à des
ressources humaines et financières inadéquates et à une intégration médiocre
des interventions dirigées contre le VIH dans le cadre
Si elles sont adoptées, les recommandations se traduiront par un nombre
accru de personnes ayant besoin d’un traitement. Mais les coûts
supplémentaires associés au traitement plus précoce pourraient être
compensés par une diminution des frais hospitaliers, par une meilleure
productivité du fait de la diminution des congés maladie, par un nombre
inférieur d’orphelins du sida et par une baisse des infections par le VIH.
Un autre défi consiste à encourager plus de gens à se soumettre à des tests
de dépistage volontaire et à demander conseil avant l’apparition de
symptômes. Aujourd’hui, de nombreux VIH-positifs attendent trop longtemps
avant de se faire soigner et ne se manifestent généralement que quand le
nombre de leurs CD4 tombe en dessous de 200 cellules/mm3. Or, les avantages
d’un traitement plus précoce pourraient aussi amener davantage de personnes
à se soumettre à des activités de dépistage et de conseil et à connaître
ainsi leur statut sérologique.
En collaboration avec ses principaux partenaires, l’OMS apportera un soutien
technique aux pays pour qu’ils adaptent, adoptent et appliquent les
recommandations révisées. Si elles sont mises en œuvre sur une plus grande
échelle, les nouvelles recommandations de l’OMS permettront d’améliorer la
santé des personnes vivant avec le VIH, de réduire le nombre de nouvelles
infections et de sauver des vies.
- Le 19/11/2009 à 20:10Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Indubitablement, les jeunes se heurtent à plusieurs défis dont le risque d’infection à VIH. Chaque jour que le bon Dieu fait, 6.000 environ de ces jeunes acquièrent malheureusement l’infection. On doit se poser des questions sur les causes qui font que ces jeunes vivent dans de telle situation très inquiétante. Après analyse, il ressort que malgré le manque d’information sur le VIH/Sida, les facteurs suivants exposent les jeunes au risque d’infection au VIH.
- L’âge précoce du premier rapport sexuel
- Les comportements à risque dans le cadre de la transition à l’âge adulte
- La conviction d’être invulnérable c'est-à-dire que ça ne peut pas m’arriver
- Les garçons se sentent obligés de prouver leur virilité
- Les niveaux généralement faibles d’utilisation du préservatif
- La tendance chez les jeunes sexuellement actifs à avoir des partenaires sexuels multiples
- La vulnérabilité à la coercition et à l’abus sexuels
- Le recours au sexe pour apaiser la solitude, se donner confiance en soi et s’attirer du respect
- L’incapacité à négocier des décisions sexuelles
- L’acceptation de rapports sexuels en échange de besoins essentiels, comme des frais scolaires, des vêtements, de la nourriture ou un abri
- Les rapports sexuels transgénérationnels
- La susceptibilité des jeunes femmes à la gonococcie et à l’infection à chlamydia en raison d’une condition appelée ectropion cervical où les cellules qui tapissent le col utérin débordent sur l’extérieur
- La forte prévalence des IST, ce qui accroît le risque d’acquisition et de transmission du VIH
- Le traitement inapproprié des IST lorsque les jeunes sont découragés de chercher d’aide de clinique qui sont malveillants à leur égard
- L’expérimentation de l’alcool et de la drogue, ce qui s’accompagne d’un comportement sexuel à risque élevé…..
Autant de facteurs qui constituent des pièges quotidiens pour ces jeunes qu’on habitude d’appelés relèves de demain. Que doit-on faire pour les sauver ?
- Le 12/11/2009 à 20:22Commentaires (0)Ajouter un commentaire
La transmission mère-enfant est la première cause d’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) chez l’enfant. Chez les nourrissons et les enfants, on considère que plus de 90 % des nouvelles infections surviennent suite à une transmission mère-enfant du VIH. En l’absence de toute intervention, entre 20 % et 45 % des nourrissons peuvent se trouver infectés, le risque étant estimé à 5 à 10 % pendant la grossesse, 10 à 20 % pendant le travail et l’accouchement, et 5 à 20 % au cours de l’allaitement maternel. Grâce aux cultures de cellules trophoblastiques et aux techniques de mesure des cytokines, les mécanismes de protection mis en jeu lors du passage transplacentaire du VIH durant la grossesse sont mieux connus.
- Gustav Klimt “L’espoir” Wikimedia commons
Données épidémiologiques sur la transmission mère-enfant
Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 17,7 millions de femmes et 2,3 millions d’enfants de moins de 15 ans étaient infectés par le VIH en 2006. Dans les pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne, les femmes, les nourrissons et les jeunes enfants représentent plus de 60 % de toutes les nouvelles infections à VIH. Les femmes enceintes vivant avec le VIH ont un risque élevé de transmission du VIH à leurs enfants, au cours de la grossesse, de l’accouchement ou pendant l’allaitement au sein.
Structure du placenta
Le placenta est un organe qui représente une surface de contact et d’échanges de 10m2 entre la mère et l’enfant. Il sépare les deux systèmes sanguins maternel et foetal, est responsable des échanges nutritionnels et gazeux et constitue pour le foetus une barrière contre les agents infectieux, notamment le virus de la rubéole, le cytomégalovirus, le VIH et le virus de l’hépatite B.
En ce qui concerne la transmission du VIH, une étude [1] publiée dans The Lancet montre que seuls 15 à 30% des nouveau-nés de femmes séropositives seront contaminés (hors transmission ultérieure par l’allaitement), sous-entendant ainsi l’existence de facteurs de protection.
Il est maintenant clairement établi que le placenta joue le rôle d’une véritable barrière contre les agents infectieux. En effet, grâce aux techniques d’immunohistochimie, d’hybridation in situ [2] et de PCR [3] , on peut facilement détecter l’ADN viral dans le placenta. Les différentes observations montrent que l’on détecte la présence d’ADN viral dans 100% des placentas à terme de femmes séropositives, suggérant bien que le placenta joue le rôle de filtre vis à vis du VIH.
- Placenta
Les tissus maternels et foetaux s’organisent en deux entités étroitement intriquées au niveau du placenta :
La partie foetale du placenta est constituée par la plaque choriale avec les villosités placentaires, la coque cytotrophoblaste et les espaces intervilleux. La plaque choriale, partie profonde du placenta du côté foetal est formée de l’amnios, du mésenchyme extra-embryonnaire, du cytotrophoblaste et du syncytiotrophoblaste.
La plaque basale, partie externe du placenta au contact de la paroi utérine, d’origine composite, formée par des tissus embryonnaires (cytotrophoblaste, syncytiotrophoblaste) et des tissus maternels (caduque basilaire).
La partie maternelle du placenta est elle constituée par la caduque basilaire, les vaisseaux et les glandes utérines.
Sélection des variants viraux
La transmission verticale du VIH 1 est caractérisée par la sélection de variants génotypiques qui échappent au système immunitaire maternel.
Selon les études publiées, il semble que seuls quelques variants viraux passent la barrière transplacentaire. Si l’on compare les variants viraux présents dans le placenta avec ceux des cellules mononuclées du sang périphérique de la mère, on s’aperçoit que déjà au niveau placentaire, la variabilité virale est réduite, avec prédominance de virus à tropisme macrophagique.
Mécanismes de la transmission du VIH
- Placenta Anatomy Atlases
Modulation du transport et de la transcytose
Les cellules trophoblastiques du placenta sont considérées comme une cible potentielle du rétrovirus ou serviraient éventuellement au passage du VIH vers le fœtus (transcytose). Ces cellules permettraient ainsi le passage du VIH, non pas via des microlésions ou brèches (mécanisme mineur de transmission) apparaissant dans la couche trophoblastique placentaire surtout en fin de grossesse, mais directement par le biais de son internalisation par les trophoblastes.
Le processus de transmission du VIH par infection ou transcytose serait favorisé, ou encore inhibé, par des facteurs liés à la fois au phénotype viral mais également à l’environnement cellulaire.
Modulation de l’expression des co-récepteurs
La transmission verticale du VIH peut être médiée par les CD4+ maternels dans la mesure où le trophoblaste et les villosités choriales possèdent des récepteurs aux CD4+. Il semble toutefois qu’il existe une modulation de l’expression des récepteurs CD4, des co-récepteurs majeurs (CCR5 et CXCR4) du VIH-1 sur les cellules trophoblastiques en fonction de leur stade de différenciation ; cette expression étant plus importante en début de grossesse qu’à l’approche du terme.
Modulation de la réplication dans le trophoblaste
Cytokines et chémokines
Des cytokines et des chémokines placentaires semblent par ailleurs influencer la réplication du VIH dans le trophoblaste. Pendant la période de gestation, le placenta et le foetus expriment une quantité d’hormones, de facteurs de croissance et de cytokines qui agissent sur les fonctions placentaires et la croissance des cellules du placenta en les modulant.
Les cytokines
En ce qui concerne les cytokines exprimées en cours de grossesse, les concentrations de TNF-α (tumor necrosis factor) d’IL-1β et d’IL-6 (interleukines-1β et 6) sont plus élevées dans le placenta des femmes infectées par le VIH. De plus, il existe une corrélation positive entre le taux d’expression de TNF-α par les cellules trophoblastiques et le taux de transcription du VIH.
Il apparaît donc au vu de ces résultats que les cytokines ou les facteurs de croissance, présents dans l’environnement placentaire et dont l’expression est modulée dans le temps, pourraient jouer un rôle important dans la régulation du cycle de réplication du VIH et la susceptibilité des trophoblastes au VIH.
En d’autres termes, selon leur nature, les cytokines pourraient favoriser une infection productive par le VIH ou, au contraire, conférer une certaine protection contre l’infection. Dans cette optique, il est intéressant de noter que les cytokines IL-1 et TNF-α, activatrices de l’expression virale, sont exprimées par le placenta en début de grossesse puis au moment de l’accouchement, deux stades correspondant précisément aux périodes où les risques de transmission mère-enfant sont les plus élevés.
Les chimiokines
Certaines chimiokines se conduisent comme des facteurs suppresseurs de la réplication du VIH :
MIP-1 (Macrophage inflammatory protein) alpha, bêta ;
Rantes (regulated upon activation, normal T cell expressed and secreted) [4] ;
SDF-1 (Stromal-Derived Factor-1).
Autres facteurs "anti-réplicateurs" du VIH
LIF (leukemia inhibitory factor)
Les femmes qui, infectées par le VIH, n’ont pas transmis le virus à leur nouveau-né, ont une concentration placentaire plus élevée d’ARNm de LIF [5] que les femmes VIH+ qui transmettent l’infection.
La β1-défensine
Un article récent a établi un lien entre le polymorphisme génétique de la β1-défensine [6]. et la transmission verticale du VIH. Chez l’enfant le génotype -52GG et l’haplotype -44G/652G auraient un rôle protecteur vis à vis de l’infection à VIH. Chez la mère, ce variant génétique serait associé à une charge virale inférieure à 1000 copies par mL et à un risque plus faible de transmission materno-foetal.
L’HcG (Human Chorionic Gonadotropin)
L’HcG [7], hormone secrétée par le placenta a été identifiée conmme étant un facteur suppresseur de la transmission du VIH.
Conclusion
Il apparaît que la transmission transplacentaire du VIH dépend de mécanismes de régulation liés à la fois aux cellules trophoblastiques placentaires et aux caractéristiques fonctionnelles et structurales propres aux variants viraux. La transmission mère-enfant du VIH ne peut avoir lieu que si un ensemble d’éléments associés aux facteurs d’origine virale et de l’hôte sont réunis. La compréhension de l’ensemble des mécanismes intervenant dans ce processus est en progrès depuis quelques années et devrait permettre d’établir de nouvelles stratégies pour contrer la transmission verticale du VIH.
Source :
Role of placenta in the vertical transmission of human immunodeficiency virus
Al-Husaini AM.
J Perinatol. 2009 May ;29(5):331-6.
Maternal neutralizing antibodies against a CRF01_AE primary isolate are associated with a low rate of intrapartum HIV-1 transmission.
Samleerat T, Thenin S, Jourdain G, Ngo-Giang-Huong N, Moreau A, Leechanachai P, Ithisuknanth J, Pagdi K, Wannarit P, Sangsawang S, Lallemant M, Barin F, Braibant M.
Virology. 2009 May 10 ;387(2):388-94
Role of beta-defensin-1 polymorphisms in mother-to-child transmission of HIV-1.
Ricci E, Malacrida S, Zanchetta M, Montagna M, Giaquinto C, De Rossi A.
J Acquir Immune Defic Syndr. 2009 May 1 ;51(1):13-9
Vers une compréhensiondu mécanisme de transmission du VIH in utero
Vidricaire, Michel J. Tremblay
MEDECINE/SCIENCES 2004 ; 20 : 784-7
La barrière placentaire
Gérard Chaouat, Marlène Moussa, Juan Maldonado, Elisabeth Menu
Revue Française des Laboratoires Volume 2003, Issue 353, May 2003, Pages 21-28
Detection of human defensins in the placenta
SVINARICH D. M. ; GOMEZ R. ; ROMERO R.
Annual Meeting of the Society for Gynecological Investigation No44, San Diego, California , ETATS-UNIS (19/03/1997) 1997, vol. 38, no 4, pp. 237-312 (10 ref.), pp. 252-255
- Le 12/11/2009 à 15:20Commentaires (1)Ajouter un commentaire
Dans quelques jours, la journée mondiale du sida nous permettra encore une fois de faire le point depuis l'avènement de ce fléau jusqu'à présent. Il sera question de faire en premier lieu, la situation et second lieu d'accentuer les plaidoyers sur l'accès universel et le respect des droits humains en matière de l'infection VIH et la maladie sida.
- Le 30/10/2009 à 18:54Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Après l'annonce, les analyses. L'espoir soulevé par les résultats de l'étude thaïlandaise RV144 ne fait pas oublier aux scientifiques qu'on n'explique pas encore les mécanismes qui sont entrés en mouvement dans cette réponse immunitaire. Le candidat-vaccin a protégé certains participants, mais sans qu'aucune réponse immunitaire ne soit mesurable.
Présentées à l'occasion de Aids Vaccine 2009 à Paris, les premières analyses de l'étude RV144 nous permettent d'en savoir un peu plus: Cette essai clinique de phase III, réalisée en Thaïlande, impliquait plus de 16 000 volontaires adultes. La stratégie de primovaccination/rappel («prime-boost») a combiné deux vaccins (ALVAC®HIV et AIDSVAX® B/E). (Lire à ce sujet notre article: Essai vaccinal thaïlandais: enfin des résultats encourageants.)
Les auteurs, dans un pari osé, ont associé un immunogéne qui ne provoquait une réponse que dans 20% des cas (ALVAC®HIV) et un autre qui provoquait une réponse dans 90% des cas mais pas d'effet protecteur (AIDSVAX® B/E).
Ce que nous savons
Dans le bras vacciné, le taux d'infection est de 31,2% par rapport au placebo, soit 74 sujets du groupe placebo infectés par le VIH, contre 51 dans le groupe vacciné. Les données de l'étude montre que la protection n'est pas permanente. Elle diminue constamment au cours de l'étude : de 60% à 12 mois elle passe à 36% à 30 mois. D'autre part, le candidat-virus est bien toléré et il n'y a pas de différence statistique entre hommes et femmes.
La méthode avec Intention de traiter modifiée (ITM)
Le modèle d'analyse statistique choisi dès le début de l'étude a été la méthode avec Intention de traiter modifiée (ITM). Ce modèle implique d'exclure des résultats les personnes participants à l'étude s'avérant déjà séropositives. Selon Nelson Michael, de l'US Military HIV research program, ce protocole reflète plus fidèlement les conditions réelles de contaminations.
Si les résultats sont étudiés avec la méthode Per protocol, les chiffres sont encore plus petits et moins significatifs, même si la tendance reste la même. (Avec cette méthode de calcul, les sujets n'ayant pas toutes les 6 injections ne sont pas comptés.)
Les auteurs de l'étude ont justifiés le choix de la méthode ITM parce qu'elle permettait de ne pas prendre en compte les infections antérieurs au début de l'étude et qu'elle n'assumait pas que toutes les 4 vaccinations étaient importantes (Une seule pourrait suffire).
Comme le commente Yves Levy, co-président de la conférence, toutes les analyses montrent des tendances cohérentes et celle qui est le moins biaisée (ITM) est statistiquement signifiante. «Ces résultats n'ont pas d'impact sur l'épidémie mais ont un impact sur la recherche vaccinale», a-t-il ajouté, rappelant que seule une protection de 50% à 60% aurait un effet sur l'épidémie.
Et pour le vaccin thérapeutique ?
Ce modèle de vaccination n'apporte pas d'élément direct à la recherche sur le vaccin thérapeutique (à destination des personnes qui vivent avec le VIH). Il n'y a pas de différence notables entre la charge virale et le taux de CD4 des sujets vaccinés contaminés et ceux du groupe témoin. Les mécanismes de stimulation de la réponse immunitaire semblent être différents dans les deux cas.
Les études à venir
Marc de Souza, de l'US Military Research Program, indique qu'un site internet sera mis en place pour recueillir des suggestions auprès de la communauté scientifique sur la meilleur utilisation des échantillons de l'étude.
Il n'y aura vraisemblablement pas de nouvelle étude de cette ampleur sur cette combinaison. D'autres études à large échelle sont souhaitables, dans des conditions différentes, auprès de populations différentes. La souche du VIH présente en Thaïlande est relativement homogène et naïve de traitement (Une situation appelée à changer grâce à la politique d'accès aux traitements du gouvernement thaïlandais). On peut se demander quels seraient les résultats en Afrique du Sud, où plusieurs souches sont présentes.
Les pistes de recherche reposent du côté des immunogènes induisant le plus fort taux de réponse, comme ceux de l'essai ANRS VAC 18 dont les résultats indiquent une réponse chez 70% des volontaires.
D'autre part, les personnes infectées au cours de l'étude prennent désormais par à une nouvelle étude, qui étudiera l'évolution de l'infection et les différences sur le long terme avec les personnes non vaccinées.
Contraintes et refléxions
Plusieurs questions importantes occupent actuellement les chercheurs. Tout d'abord, la nécessité de garantir le bénéfice direct des participants aux études ne doit pas être oublié. L'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le sida doit mettre sur pied un groupe d'experts chargés de réfléchir aux questions éthiques soulevées par ces études de phase III.
L'auteur principal de l'étude, Supachai Rerks-Ngarm, rappelle qu'il ne faut pas oublié que le futur vaccin ne saurait être considéré comme le remède miracle, mais plutôt comme «un outil biomédicale supplémentaire de prévention».
A noter que les comportements à risque ont été très peu nombreux parmi les participants de l'étude, les auteurs n'ont pas observé de phénomène de desinhibition. Les travailleuses du sexe enrôlées dans l'étude faisaient état d'une utilisation du préservatif à 90%.
Enfin, c'est le nerf de la guerre, l'argent est bien sûr au coeur des développements futurs. L'appel est unanime, l'Europe ne joue pas le jeu et néglige le financement de la recherche vaccinale alors que des candidats vaccin existent et attendent d'être utilisés dans des études à large échelle.
- Le 02/09/2009 à 16:01Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Dans exactement 113 jours la 21ème journée mondiale du Sida. Où en sommes-nous? Nous devons nous poser beaucoup de questions sur l'évolution de cette maladie qui ne cesse de faire des victimes. Aujourd'hui, nous voyons qu'une faible partie de ce mal car bon nombre séroignorants postentiels séropositifs et des personnes bien nanties séropositives se trouvent dans les populations pour une propagation indubitable de ce mal.
- Le 27/08/2009 à 23:00Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Dans le cadre du partenariat de travail entre ONG Social Pact et notre organisation CILSIDA, une délégation composée de 14 filles vierges et de 4 personnes (hommes) du bureau de Social Pact a séjourné au Togo plus précisément à Adamavo pour conscientiser et sensibiliser les jeunes filles togolaises sur l'importance de la virginité. A travers la rencontre avec les élèves des CEG Sainte Angèle et Le Portique, les apprenties couturières et la conférence débat sur lr thème "la virginité et le VIH/SIDA" ces filles vierges ont émerveillé leurs soeurs togolaises. Tout ceci s'est passé du 22 au 26 août 2009.
Ce concept Trophée Vierge de l'ONG Social Pact est à saluer et à promouvoir pour la valorisation de la femme africaine et la lutte contre l'infection VIH.
- Le 30/07/2009 à 17:11Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Samedi le 25 juillet 2009, a été signé entre l'ONG Social Pact du Bénin et notre organisation CILSIDA, un acte de partenariat dans le cadre des activités communes aux deux structures.
- Le 09/06/2009 à 19:48Commentaires (0)Ajouter un commentaire
Dans les pays africains, la décision de débuter les ARV (traitements antirétroviraux), chez l'adulte ou l'adolescent, se prend si possible en fonction d'une évaluation clinique et immunologique. En vue de l'élargissement rapide des programmes d'ARV et d'un accès universel à ce traitement, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) insiste sur l'utilisation des paramètres cliniques dans le processus de décision. L'OMS reconnaît que la connaissance du nombre de CD4 avant traitement et lors du suivi améliore la validité de l'utilisation du stade clinique pour décider de la mise sous TAR et pour le suivi. Toutefois, son absence ne doit pas retarder la mise sous traitement ARV d'un patient éligible cliniquement.
La classification clinique de la maladie VIH comprend 4 stades OMS. L'infection à VIH peut être asymptomatique (stade clinique OMS 1), modérée (stade clinique OMS 2), avancée (stade clinique OMS 3) ou sévère (stade clinique OMS 4). Un certain nombre de manifestations cliniques sont décrites pour différencier les différents stades. Quand la numération des CD4 n'est pas disponible, ces stades cliniques sont utilisés pour guider les décisions quant à la mise sous prophylaxie par le cotrimoxazole, à la mise sous ARV ou au changement de ARV. En général, il est recommandé de commencer les ARV aux stades 3 et 4.
La numération des CD4, lorsqu'elle est possible, améliore les critères de décision. Cette numération des CD4 permet non seulement de guider la décision de démarrer un TAR, mais aussi d'améliorer le suivi du traitement.
Un nombre de CD4 égal à 200 cellules/mm3 représente la valeur seuil clé en dessous de laquelle le risque de progression de la maladie est augmenté de façon significative. S'il n'est jamais trop tard pour débuter un traitement ARV, il est conseillé de le commencer avant que la numération des CD4 ne chute en dessous de 200 cellules/mm3. Par contre, quand la numération des CD4 se situe entre 200 et 350 cellules/mm3, le moment le plus opportun pour commencer les ARV n'est pas déterminé.dans les recommandations OMS.
Une mise en route du traitement
indépendante de la mesure des CD4
D'une manière générale, pour les patients présentant un stade 4 (stade clinique de l'OMS), la mise en route du traitement est indépendante de la mesure des CD4. Chez les patients présentant un stade 3 (stade clinique de l'OMS), un nombre de CD4 égal à 350 cellules/mm3 a été identifié comme le seuil en dessous duquel on devrait envisager un traitement ARV. Il est également recommandé de commencer les ARV chez toute femme enceinte présentant une pathologie quelle qu'elle soit définissant un stade 3 avec un nombre de CD4 inférieur à 350 cellules/ mm3. Pour les patients présentant un stade clinique OMS 1 ou 2, un nombre de CD4 inférieur à 200 cellules/mm3 est une indication claire de commencer un traitement. Il n'existe pas de données d'essai randomisé portant sur le nombre de CD4 à partir duquel un traitement doit être commencé chez les personnes asymptomatiques ; toutefois, les données de plusieurs cohortes convergent pour démontrer que la progression de la maladie s'accélère chez celles d'entre elles qui commencent les ARV alors que leurs CD4 sont en dessous de 200 cellules/mm3.
En l'absence de numération des CD4, il est possible de recourir à la numération des lymphocytes totaux, avec une limite de 1 200 cellules/mm3 pour guider la décision de commencer ou non un traitement, en cas de stade clinique 2. Dans ce contexte, il est recommandé d'initier le traitement ARV chez les patients ayant un nombre de lymphocytes totaux en dessous du seuil de 1200 cellules/mm3, car d'après certains travaux, les lymphocytes totaux seraient un marqueur utile de pronostic de la maladie et de survie lorsqu'ils sont associés aux stades cliniques. Par contre, chez les personnes asymptomatiques (stade clinique OMS 1), le nombre des lymphocytes totaux n'a pas une bonne corrélation avec le nombre de CD4, et ne peut pas permettre de décider l'instauration du traitement.