Tuberculose

Un espoir pour le traitement en Afrique du Sud

Tuberculose: Un espoir pour le traitement en Afrique du Sud
Scottish Mycobacteria Reference Laboratory, Wellcome Images
http://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/tuberculose/actualites/tubercu
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Des masques faciaux intégrant un repérage par satellite et des
échantillonneurs de toux font partie des nouvelles technologies à l'essai
en Afrique du Sud en vue d¹aider les chercheurs à essayer de combattre
l'épidémie de tuberculose résistante aux médicaments.

La tuberculose est la principale cause de décès en Afrique du Sud, en
grande partie en raison de la forte charge de la co-infection par le VIH.
Ce pays est le seul au monde, à l'exception du Mozambique voisin, où le
nombre des nouveaux cas d¹infection continue d'augmenter, selon le rapport
mondial 2013 de l'OMS sur la tuberculose.

"Nous devons interrompre la transmission et stopper l'apparition de
nouveaux cas de tuberculose", déclare Grant Theron de l'Université du Cap,
qui mène une étude visant à étudier la propagation de la maladie au sein
de la population". L'épidémie de tuberculose a changé en Afrique du Sud et
la majorité des personnes atteintes de tuberculose résistante aux
médicaments  la contractent directement maintenant au lieu de la
développer au fil du temps".

Theron utilise diverses technologies pour identifier les patients les plus
contagieux dans une communauté et suivre leurs mouvements.

"Nous avons développé un échantillonneur d¹aérosol à partir de la toux qui
peut identifier le nombre de bactéries de la tuberculose contenues dans la
toux d¹un malade", dit-il. " Seuls quelques malades portent effectivement
des bactéries vivantes, viables, dans leurs toux et ces malades
représentent le plus grand risque dans leurs communautés".


Dans une étude en cours, les participants toussant dans un tube
d'aspiration qui fait passer l¹air et des gouttelettes à travers une série
de filtres. Toutes les bactéries présentes dans les gouttelettes de toux
sont retenues et mises en culture pour permettre leur identification.


La recherche est basée sur la théorie de la 'supertransmission' selon
laquelle 80 pour cent des infections dues  à des maladies infectieuses
sont transmises par seulement 20 pour cent des personnes infectées. Les
résultats jusqu'ici confirment  cette théorie: plus de 200 patients du Cap
ont aujourd¹hui été échantillonnés pour l'étude et approximativement un
sur cinq s'avère être un  supertransmetteur.


La durée du traitement de la tuberculose a un impact énorme sur la vie et
les moyens de subsistance des patients. La tuberculose résistante aux
médicaments nécessite un traitement d¹au moins deux ans, comprenant des
comprimés et des injections quotidiens.

Trois malades participant à l¹étude sont des s¦urs venant du township de
Philippi près du Cap. Toutes les trois, ainsi que leur s¦ur aînée, ont la
tuberculose, deux d'entre elles l¹ayant contractée il y a tout juste un
mois.


"Nous avons partagé une chambre et un lit sans rien savoir sur la
tuberculose", explique l¹une des s¦urs. "Et maintenant, nous devons
prendre des médicaments tous les jours, nous perdons du poids et nous
avons été obligées d'abandonner les classes ou le travail. Nos vies ont
changé".


Pour réduire le nombre croissant de nouvelles infections et le fardeau qui
en résulte sur ??le système de santé de l'Afrique du Sud, Theron affirme
que son objectif est de permettre l'identification des individus
supertransmetteurs  et de concentrer les ressources limitées du pays sur
eux.


Son équipe projette également de surveiller la propagation de la
tuberculose avec une version spéciale des masques faciaux portée pour
empêcher les personnes infectées de transmettre la maladie. Ces 'masques
intelligents' utilisent des capteurs et une technologie de suivi par
satellite pour identifier le lieu où les malades passent la majeure partie
de leur temps pendant qu¹ils sont dehors dans la communauté et où ils
choisissent de porter leurs masques. Les participants recevront des
masques dans le cadre d'un essai qui devrait commencer cette année.


"Nous pouvons voir s'ils utilisent les transports en commun et les repérer
s¹ils sont dans des centres commerciaux ou des stations de taxis", dit
Theron. "Nous connaissons alors le potentiel de transmission à différents
endroits".


En plus de l'échantillonnage environnemental pour calculer le taux de
bactéries de la tuberculose trouvées à divers endroits, tels que le
domicile des malades, l'équipe cherche à identifier les points
névralgiques où les gens courent le plus de risques de contracter la
tuberculose et à concentrer les campagnes de sensibilisation sur ces
zones, laisse-t-il entendre.


"Si nous pouvons identifier les facteurs favorisant la transmission dans
la communauté, nous pouvons prendre des mesures pour y empêcher cette
transmission", dit-il. " Nous pouvons accorder la priorité aux
installations d'isolement, à la chirurgie et à l¹administration des
médicaments en aérosol, ce qui pourrait s'avérer plus efficace".


"Ce qui est excellent, c¹est que nous pouvons combiner toutes nos
informations pour savoir quels malades crachent une tuberculose vivante et
les endroits où ils vont, identifier les risques de transmission en temps
réel et réduire la propagation de la tuberculose dans l'avenir", dit
Theron .

Cet article a été soutenu par le Centre Pulitzer  pour le rapport sur la
crise dans le cadre d'un plus grand projet de rapports sur la tuberculose
résistante aux médicaments en Afrique du Sud.

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